Pringy a connu ces toutes dernières années un développement soutenu, qui s’est traduit par la réalisation de plusieurs opérations d’urbanisme significatives, portant la population réelle de la commune aux alentours de 4 000 habitants en 2010. Ce développement se poursuivra dans les années futures avec l’urbanisation du Plateau autour de Pringy-gare, en conformité avec le plan local d’urbanisme.
Les services municipaux, qui doivent accompagner ce développement, se trouvent très à l’étroit dans une mairie construite en 1966 pour 1 000 habitants (la population était de 1 164 habitants en 1968 !), le quart de la population actuelle.
Une réflexion a ainsi été engagée en 2009, avec l’appui du C.A.U.E. (conseil en architecture urbanisme et environnement, organisme départemental au service des communes), et d’Isabelle Mégard, architecte-conseil de la commune.
Plusieurs solutions ont été étudiées pour l’extension du bâtiment. Le conseil municipal a exprimé sa volonté de maintenir au chef-lieu un pôle d’équipements publics et administratifs (dont la mairie). C’est ainsi qu’ont été recensés les besoins notamment en bureaux et en salles de réunion des conseillers et des services municipaux. Ils ont permis d’arrêter un programme pour l’extension de la mairie avec un coût d’objectif de
Un concours d’architectes a alors été lancé le 10 décembre de l’année dernière afin de sélectionner l’architecte chargé de construire cette extension et de rénover les bâtiments existants.
Quatre candidats ont été sélectionnés et ont remis un projet le 4 Mai dernier.
Le jury s’est réuni le 18 mai sous la présidence de Jean-François Piccone, comprenait quatre conseillers municipaux et trois professionnels nommés par l’Ordre des architectes et a choisi l’équipe animée par Isabelle Dupuis-Baldy, architecte D.P.L.G.
Les grandes intentions du projet
En matière de choix urbanistiques et paysagers,
le projet conforte la position de la mairie sur son site actuel, avec un nouveau bâtiment construit entre le bâtiment actuel de la mairie et celui de la poste (l’entrée sera un peu modifiée),
deux espaces publics accompagnent le projet : la place Georges Boileau en haut, et les parkings et cheminements piétons côté Ouest.
Des espaces verts abrités, orientés au Sud sont créés pour l’agrément de la mairie : pelouse paysagère devant la Salle du Conseil et terrasse-jardin devant les espaces détente du personnel.
Sur le plan de l’architecture, le volume créé pour l’extension instaure un nouvel équilibre avec les bâtiments existants. Sa sobriété respecte l’identité et les dimensions de l’actuelle mairie et de la poste, tout en offrant une grande richesse et qualité d’espaces, intérieurs et extérieurs.
L’extension affiche deux larges façades traitées comme des « écrans », facilement identifiables, à l’échelle de la place Georges Boileau, d’un côté et de la « route nationale », de l’autre. Blanches comme un voile de mariée le jour, ces façades laisseront passer la lumière intérieure, la nuit, comme des lanternes veillant sur la commune.
Le bois, matériau retenu, sera décliné dans des teintes grises en façades (couleurs sobres et contemporaines), et dans des teintes blondes à l’intérieur, (couleurs chaudes, lumineuses et naturelles).
Fonctionnement
Le plan comporte trois plateaux calés sur les niveaux de planchers de la poste. Les architectes ont organisé un fonctionnement intérieur aisé, fluide et facilement compréhensible.
Choix environnementaux
La partie extension est conçue comme un bâtiment bioclimatique, qui se définit comme suit :
tous les bureaux et salles de réunions sont exposés au Sud, afin de bénéficier de l’apport solaire d’hiver,
l’éclairement naturel des locaux et des circulations est optimal pour limiter l’éclairage électrique, le confort thermique d’été est assuré par des persiennes extérieures motorisées,
l’aération naturelle de tous les locaux est privilégiée en complément de la ventilation mécanique,
la toiture terrasse végétalisée constitue un tampon thermique et un frein à l’écoulement des eaux pluviales, et comporte des panneaux photovoltaïques,
un bassin de récupération des eaux pluviales ainsi que les espaces verts côté Sud assurent conjointement le rafraîchissement de l’air,
le confort acoustique est assuré par l’implantation des façades principales perpendiculairement à la route de Genève,
les bâtiments existants sont rénovés de façon à renforcer leurs performances thermiques.
Budget
Le marché de maîtrise d’œuvre (architecture) définit le coût de la construction à 2 235 000 euros hors taxes, sachant que la commune récupère la T.V.A. sur les travaux d’investissement.
Le projet offre une grande clarté de fonctionnement et de perception. La nouvelle identité de la mairie est très expressive, ouverte, accueillante pour les habitants et les hôtes de la commune, et facile à vivre.
L’ensemble est équilibré et respectueux des constructions du chef-lieu tout en s’inscrivant dans une démarche environnementale qualitative, répondant aux objectifs municipaux. La nature y trouve également largement sa place et la relation au paysage fait partie intégrante du projet.






